Ironie du Brexit

Ironie du Brexit, in your hass dit-on hors de l’Union ! La sortie de l’Union européenne de la Grande-Bretagne – le Brexit – prend ses plus chauds partisans, également hostiles à l’exploitation des gaz de schiste, à contre-pied. Privés de l’énergie fossile écossaise, les brexiteurs risquent de pomper comme des Shadocks …
« On s’en fout de l’Europe, de ses règles, de ses exigences, de son "trop de gouvernement". On veut garder notre souveraineté, on veut être entre nous » …et ils ont voté massivement en faveur du Brexit. D’après la BBC (24 juin), « tous les 14 districts du Lancashire ont voté pour quitter l'Union européenne - avec Blackpool … 67,5% en faveur de la sortie, suivi de près par Burnley à 66,6% et Hyndburn à 66,2%. ». Nous sommes au nord-est de l’Angleterre, dans le vrai noyau pur et dur du Brexit. Les mêmes anti-européens sont aussi durs sur la protection de leur environnement : en 2015, plus de 90.000 personnes ont demandé au Conseil du comté de Lancaster de rejeter la demande de la société Cuadrilla d’explorer les ressources pétrolières et gazières dans la région ; plus précisément du fracking pour exploiter les gaz de schiste. Le Conseil a suivi ses concitoyens et a refusé le permis en juin 2015. Mais, mais, mais … le Brexit exige des nouvelles sources d’énergie car l’Ecosse, qui cherche à rester en Europe, est propriétaire du gaz et du pétrole de la Mer du Nord. Donc, le 6 octobre, le Secrétaire d’Etat britannique a décidé de ne pas écouter les gens pro-Brexit de Lancashire et de permettre à Cuadrilla de commencer l’exploration du gaz de schiste dans la région. Les  pro-Brexit purs et durs vont subir le « fracking » destructeur de sous-sol et pollueur des nappes phréatiques, comme on l’a vu aux Etats-Unis. Vive la souveraineté et le « rester chez nous »

 

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