Histoires de passages

Connexions aléatoires et jouissives

 La quatrième édition d’Histoires de passages s’est ouverte hier à Argentat et va irriguer la communauté de commune Xaintrie-Val Dordogne jusqu’au 22 juillet. Comme les autres années, le programme est un cocktail de rencontres artistiques, scientifiques, intellectuelles, musicales où se mêlent les personnalités locales et nationales. Une approche locale-globale chère à Laurent Gervereau, grand ordonnateur de la manifestation.

Qu’est ce qui relie le peintre et plasticien Jacques Villeglé à Jean-Philippe Leymarie agriculteur à Saint Chamand (Corrèze) ? Rachid Brahim-Ben Djelloul, violoniste et musicologue algérien à Gilles Clément jardinier-paysagiste-botaniste à l’aura planétaire ? Thierry Paquot, philosophe phare du questionnement sur la ville et Jean-Michel Teulière, ornithologue spécialiste des milans royaux ? Yao Metsoko, sculpteur togolais à Jean-François Viaud, conteur occitan ? Anna Pravdova, conservatrice à la Galerie nationale de Prague à Jean-François Beaud fabricant de ruches écologiques ? Michel Bouvet, affichiste renommé à Quentin Jagorel, haut fonctionnaire ? Cécile Blatrix, experte en démocratie participative et en politiques publiques environnementales à Lady M et Speedy Graphito ? Ce qui relie toutes ces personnes de qualité, c’est leur acceptation de venir, bénévolement, partager leurs œuvres, arts, pratiques et expériences avec les Corrézien-nes des alentours d’Argentat dans le cadre d’Histoires de passages.

Jeudi 19 juillet, 16h30, 31° Celsius, en bras de chemise, un petit homme mince au regard vif, bleu, et d’une étonnante souplesse pour l’âge qu’il ne paraît pas avoir, parle peinture devant celle – grand format - qu’il vient de réaliser. Jacques Villeglé, 92 ans, est en scène, le soleil pour projecteur. Il tient en haleine le public massé à l’ombre des magnolias du jardin public d’Argentat (Corrèze, 2977 habitants). Sur un ton enjoué, il conte sa rencontre avec l’art – un livre de Picasso paru en 1926 -  « à l’époque l’art abstrait me déroute mais ne me rebute pas » au point de décider de faire l’artiste car « j’imaginais que cela conviendrait à mon penchant fainéant…». D’un mot – comme un peintre pose au couteau sa couleur sur la toile - Jacques Villeglé caractérise ses confrères de l’époque : Dubuffet « mauvais caractère », Michaux « éminemment discret »,  Matisse « le maitre du moindre effet possible », Picasso « jaloux, au point de ne pas aller à l’enterrement de Matisse », Eluard « fatigué », Breton « boudeur parce que je passais devant lui sans le voir », Picabia « pas vu beaucoup »… Plus sérieusement, il raconte son choix de travailler avec la typographie : « elle ne se démode pas  et permet d’exprimer une sensibilité commune» qui l’amènera à s’intéresser aux affiches lacérées par le temps ou les passants pour en faire des œuvres. Les lettres, toujours, pour créer sa propre écriture, son « alphabet socio-politique ». Comme la lacération d’affiches, cet alphabet sert à détourner le sens des affiches politiques (surtout celles de droite), « il doit effacer le message politique, ne pas le laisser dans sa splendeur ». L’œuvre réalisée à Argentat – avec l’aide de Léa Ilas et Panagiotis Prezas, deux étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art Nord-Pas-de-Calais - décline les définitions de l’art glanées dans le panthéon personnel de Jacques Villeglé, calligraphiées dans le style singulier de l’artiste. En voici quelques unes, vulgairement transcrites en alphabet romain : « Une dépense d’énergie sans but précis » (Asger Jorn, 1960), « Un produit pharmaceutique (Francis Picabia,1920), « L’amour, la Liberté » (Jacqueline Lamba,  1920), « Le sel de la vie » (Henri-Pierre Roché, 1908) à moins que vous ne préfériez la définition qu’en donnait Paul Eluard en 1938 « Une coquille blanche dans une cuvette d’eau ».  

  

Jeudi 19 juillet, 17h30, Puy cheval, commune de Saint Chamant (496 habitants), l’air est toujours aussi chaud. Quelques dizaines de ceps à flanc de coteau rappellent que la région était couverte de vignes avant leur infestation par le phylloxéra dans la seconde moitié du XIXème siècle. En témoignent la Souvigne qui coule en bas de la pente et les rares ceps rescapés retrouvant leur essence de liane pour s’élancer à l’assaut des arbres. Un peu à l’écart, isolés par une clôture, sagement alignés, une poignée de ceps semblent faire pénitence, identifiés par des ardoises à l’image de celles que l’on faisait tenir aux criminels à l’aube de l’identité judiciaire : Noah, Othello, Isabelle, Herbemont, Jacquez … ne manque que le clinton (nommé aussi zéphyrin) à l’appel des cépages interdits depuis 1935 au nom de la santé publique. Jean-Louis Vieillemaringe, de l’association des Croqueurs de pommes, nuance l’affaire pour les quatre vingt personnes assises dans la prairie et faisant cercle autour de lui : « Pour les interdire, on a mis en avant un taux de méthanol élevé dans le vin de ces raisins mais il ne faut pas perdre de vue qu’à cette époque on était en surproduction et ce sont des raisins que ne cultivaient pas les vignerons du sud-ouest et ceux d’Algérie. Les vignerons du Languedoc étaient turbulents, manifestaient, se faisaient entendre alors qu’ici personne ne disait mot… Sans compter aussi les règlements de comptes politiques comme l’interdiction du clinton, interdit aussi parce que cultivé par Edouard Daladier l’ancien président du Conseil ». Le bannissement de ces variétés mis en perspective historique, l’orateur explique l’importance de la conservation des 110 variétés anciennes de vigne identifiées dans le département par son association, dont une trentaine de sauvages, car elles sont particulièrement résistantes aux stress climatiques et aux agressions biologiques. L’association (qui protège aussi 300 pommiers de 50 variétés locales différentes) cultive les vignes par lot de 6 ceps et offre à l’INRA la possibilité d’établir leur profil génétique. Elle entend aussi faire du vin avec 70 pieds pour du vin blanc, autant pour du rosé et près du double pour du rouge. Sauf pour les pieds maudits limités à des lots de trois, pas de quoi faire du « vin qui rend fou » comme disaient leurs prohibiteurs. Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage.

  

« Il faudrait des croques-carottes, des croques-tomates…. » dit le paysagiste Gilles Clément qui, au micro, succède aux croqueurs de pommes-sauveurs de vigne. Il alerte sur « l’inversion du paysage » où « tout ce qui est incommode est abandonné » et éclaire une évidence trop souvent oubliée: « le cadastre n’existe pas ! Les oiseaux, les papillons, le vent, ignorent les frontières », la pollinisation par apport extérieur se joue des cloisonnements humains car « toujours la vie invente ». « La planète est un jardin sans drapeau » creuset d’un brassage génétique planétaire. Le sauvage voyage à notre insu telle la noix de coco sur les océans, le domestique s’échappe du jardin pour cousiner dans et avec la nature, il faut alors s’interroger sur l’acharnement à vouloir faire entrer les plantes dans des listes : « on parle de plantes indigènes et de plantes invasives, indigènes depuis combien de temps ? Depuis 10 000 ans ? C’est rien à l’échelle de la Terre. Les tomates, les pommes de terre, les haricots, la capucine … se sont acclimatés en Europe ces derniers siècles. Les nouvelles venues le feront, il faut leur laisser le temps de trouver leur place, de se faire réguler naturellement. Il s’agit d’aller avec et non pas contre». On devine sous le propos que la ségrégation des plantes reflète désespérément celle des êtres humains : « la première liste de plantes a été établie sous Bismarck dans le but de définir la flore allemande. Qu'est ce cela veut dire une flore allemande ?». Le savant pédagogue lie alors la citoyenneté à la compréhension du lieu où l’on vit, à la responsabilité d’être « jardinier de la Terre ». Tous.

 

Jeudi 19h30, Albussac (713 habitants). La déclinaison quotidienne de l’astre solaire fraichit l’air et installe une douceur confortable. France Chastaing, une des nombreuses bénévoles concourant à la réussite d’Histoires de passages, a installé les bancs dans le pré jouxtant la salle des fêtes du village. Le débat sera de plein air. Ma foi, rien de plus symbolique que de questionner la relation ville-campagne à partir d’un champ. Thierry Paquot, Cécile Blatrix, Quentin Jagorel s’y emploient en élevant le débat bien au-dessus de la connexion internet des campagnes et de « l’égalité numérique » chère à nos gouvernants. Au-delà de la praticité des outils numériques, la ville ou la campagne "connectées" ne doivent pas masquer que ces outils ont été mis au service d’une réorganisation territoriale faite sans aucune concertation des citoyens et qui reconfigure profondément le paysage politique local. Communauté de communes, métropolisation, réforme du département, diminution du nombre de régions. Le rôle de l’Etat dans sa relation au local est passé de celui de prescripteur et animateur de l’action publique à celui de contractant sur des objectifs prenant en compte les particularités régionales, puis d’émetteur d’appel à projets aboutissant à la mise en concurrence des régions, des collectivités territoriales. Une réforme imposée sous l’empire d’une vision de l’avenir menant à des « villes millionnaires » (T. Paquot) qui « se pensent indépendamment des territoires qui les nourrissent ou qui récupèrent leurs déchets » (C. Blatrix) et qui « enjoignent d’être mobiles au 2/3 de la jeunesse de ce pays vivant en périphérie urbaine ou rurale » (Q. Jagorel). Une injonction aussi inégalitaire qu’insupportable. Une réforme où l’action publique se pense et s’évalue au seul prisme urbain. On l’aura compris, la connexion à internet ou non n’y change pas grand chose. Sauf à rejoindre, du côté du pouvoir, l’utopie de la maitrise totale des données et du côté des administrés, le flot grandissant du divertissement général. Dans « 1984 » H.G. Wells craignait le contrôle de l’information par la propagande d’Etat et l’asservissement des citoyens par la force. Nous versons plutôt dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, en étant les propres acteurs d’une tyrannie de la distraction et du confort que nous construisons, alimentons, renforçons à chaque « clic », avec chaque « appli », avec chaque achat de biens de consommation aussi futiles que rapidement obsolètes. En oubliant aussi que la technologie numérique pèse aujourd'hui 2% des émissions de gaz à effet de serre, un score qui va croissant... Pour résister à l’engloutissement de l’épanouissement individuel et collectif par les systèmes techniques en perfectionnement incessant, Thierry Paquot rappelle que « nous sommes fait de rythmes » et que nous sommes « territorialistes ».  La sieste pour contrer l’écran ouvert sur le meilleur et le pire 24h/24h. Le local pour être au lieu d’exister. Et peut-être aussi la lutte, nécessairement enracinée dans un lieu, la montée en puissance des acteurs territoriaux – élus et contre-pouvoirs, dont certains passeurs regrettèrent l’absence dans le débat.

Jeudi, 22h30, église d’Albussac (XIIe, XVI et XVIIe). Après un diner champêtre et une conférence sur une monnaie locale créée à Villeneuve sur Lot, la petite foule des passeurs et passeuses remplit l’église saint Martin. Pantalon noir, chemise noire liserée de couleur, l’officiant est violoniste. A l’instrument et a cappella, Rachid Brahim-Ben Djelloul met sa virtuosité au service du répertoire arabo-andalou avec des incursions turques, arméniennes, moldaves. Moment de grâce.

  

Vendredi 20 juillet 10h45, Puy Redon. Cet autre sommet de Saint Chamant est le cadre d’un atelier singulier dirigé par Michel Bouvet. Le célèbre graphiste est venu avec une collection de ses affiches pour expliquer ses choix artistiques. Il prend la moitié de son auditoire pour cimaise vivante en distribuant plus d’une cinquantaine d’affiches. Cercle des porteurs d’affiche, cercle des spectateurs. Chant des oiseaux et partie de cache-cache du soleil avec les premiers nuages de la journée. Sur le ton d’une conversation entre amis, M. Bouvet commente les raisons de ses nombreuses réussites et aussi de quelques échecs. Sa règle est de surprendre et de jouer de la couleur, lui, le daltonien et ancien mauvais élève en dessin : « l’adhésion à une affiche, son succès, est l’affaire d’une seconde ». Succès avec le dessin de fruits ou de légumes choisi pour annoncer les Rencontres photographiques d’Arles. Idem avec le travail photographique, en argentique et en noir et blanc, réalisé pour le théâtre des Gémeaux.  Déboires avec une affiche pour Pierre Desproges où le grand public n’a pas perçu la fulgurance du jeu de pétanque où le cochonnet est devenu porcelet. Bataille contre la censure de la RATP à l’égard d’une affiche de théâtre sur « La résistible ascension d’Arturo Ui » (écrite en 1941 par Bertolt Brecht), où, pour symboliser l’ascension d’Hitler, l’artiste à recours à un pantin faisant le salut nazi. Trop politique aux yeux de l’administration qui ne veut pas d’ennui avec le Front national français. Il est des jours où la fonction publique fait honte.

  

11h40, légèrement en contrebas du sommet, se trouve la ferme de Jean-Philippe Leymarie. En fait, l’événement se passe sur ses terres. Sous le soleil qui a enfin décidé de percer les nuages, il y reçoit son voisin Pierre Maugein, producteur de lait transformé à la ferme du Bos en yaourts et fromages frais vendus dans la restauration collective locale et éleveur d’une vingtaine de Limousines, le tout en conversion bio ; sa consœur maraichère bio, éleveuse de lapins et de veaux sous la mère, Monique Vernéjoux qui vend ses produits à la ferme de Blandine à Saint Bonnet Elvert, le village voisin; et Stéphane Dinard, paysan bio (porcs, volailles et vaches Dexter), à Montpon, en Dordogne, vice-président de l’association « Quand l’abattoir vient à la ferme ». Le débat tourne sur la situation de l’élevage en France, sur la formation du prix payé au paysan (où est le prix juste ?) et sur le rôle des consommateurs dans l’assurance d’un revenu aux paysans locaux; sur l’expérimentation pour quatre ans de l’abattage à la ferme qui permet selon ses promoteurs d’éviter aux animaux le stress du transport à l’abattoir où se concentrent les odeurs de peurs, de sang et de mort ; sur l’indispensable formation aux pratiques agronomiques nouvelles : abandon du labour et semis direct, recours au méteil (vieille technique de semis simultané et sur la même parcelle de plusieurs céréales ou d’un mélange céréales-légumineuses).

Le temps est venu d’un bon repas que votre serviteur vous conseille de prendre à la Brasserie de la Dordogne, 15 place Gambetta à Argentat. Une valeur sûre, testée à chaque édition d’Histoires de passages. La viande y est bonne, le foie gras somptueux (servi en salade sur un lit de légumes frais),  les frites croustillantes bien que non enrobées de gluten, la salade de fruits de saison savoureuse à souhaits. Et je ne vous dis rien des ris de veau et du soufflé glacé à l’orange. Produits frais et locaux  cuisinés par Bruno, servis par sa compagne Brigitte. Les prix sont modérés et il est prudent de réserver (05 55 91 49 67). L’autre valeur sûre de la commune est Le Saint Jacques, distingué au Michelin mais un peu plus onéreux.

14h45, vendredi, le café avalé, il est grand temps de gagner le Rucher de la Maronne à Hautefage (310 habitants). Florence Louis, philosophe, est venue de Bordeaux pour se faire la pédagogue de Jacques Ellul, Bernard Charbonneau et Aldous Huxley. Visionnaires, dès les années 1930, ils se faisaient les critiques de l’émergence de « systèmes techniques » liberticides et aboutissant au divorce entre les êtres humains et la nature. « Le sentiment de la nature nous permet de retrouver une liberté personnelle » professe la philosophe avant de rappeler que c’est à Jacques Ellul que nous devons « penser globalement, agir localement » et à Bernard Charbonneau « La liberté n’est pas donnée, c’est un cri des profondeurs ». Une partie du public progresse dans la réflexion amorcée jeudi soir avec Thierry Paquot. La philosophie peut être aussi une famille d’idées.

   

Vendredi, 16h30, bourg d’Hautefage. Après l’inauguration de la plaque labellisant Hautefage « Village-Terre/Earth-village », Laurent Gervereau, 62 ans, créateur d’Histoires de passages et habitant du lieu nous convie à une séquence un brin dadaïste-situationniste, teintée d’une arrogance égotique qu’il assume : la visite à la tombe qu’il vient de se construire dans le cimetière. Elle est là, juste à droite de l’entrée du cimetière, en lisière extérieure du mur, comme une invitée de dernière minute. Deux disques se répondent. En guise de croix, croissant ou pentagramme, le premier disque est vertical, jaune fluo cerclé de noir, frappé d’un « Je vivrai en vous », cerclé d’un « résistance des savoirs / www.gervereau.com ». Concentré de ce qui a fait jusqu’ici la vie combattante de Laurent Gervereau, le savoir, et extraordinaire affirmation de la croyance en la perpétuité de son souvenir. Le deuxième cercle est noir, posé au sol, beau comme une trappe vers l’au-delà. Une version hype du trou noir. A l’heure où je boucle cet article, j’ignore la durée de la concession accordée à l’artiste.

 

16h45, Sans vin d’honneur funèbre que l’on aurait pu imaginé servi par anticipation à la mémoire future du toujours vivant, la cohorte des passeurs et passeuses descend du cimetière vers le terrain de football où a commencé de jouer le trio de Tchiquito Lambert. Deux guitares, une clarinette, jazz manouche dégusté malgré la pluie.

 

17h30, on quitte la vallée de la Dordogne pour monter sur le plateau granitique qu’elle entaille, la Xaintrie. Sous la pluie mais avec un sourire lumineux, Lady M inaugure, en présence du maire et au bras de Speedy Graphito, son amoureux, la fresque géante qu’elle a peinte sur l’école de Saint Privat. La haie des parapluies s’accorde avec les couleurs vives de l’œuvre.

La nuit tombe, Jean-Basile Sallard, maire de Saint Privat, convie à une party saucisse-aligot-flognarde tandis que Nicolas Sers se prépare à déclamer le monologue d’Adramelech de Valère Novarina , à 22h sur la rive du lac de Saint Privat.

Et ça continuera à ce rythme, entre balades, spectacles et conférences,  jusqu’à l’embrassade générale de dimanche soir sur le pont d’Argentat !

Le programme complet est ICI.

 Reportage photographique de Paol Gorneg/Skeudennou©

 

 

 

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Gilles Luneau, rédacteur en chef de GLOBAL